Open source : pourquoi SYSwolf n’utilise pas de logiciels à abonnement ?

Zapier, Datadog, VMware, les outils de monitoring SaaS… Chaque mois, la note arrive. SYSwolf a fait un choix différent : open source sur votre propre serveur. Vos données restent chez vous, les coûts restent maîtrisés. Voici pourquoi ce choix change tout pour une PME.

Main tenant une clé devant des serveurs en arrière-plan - propriété et contrôle de son infrastructure informatique

La note SaaS du mois

Vous avez compté vos abonnements logiciels dernièrement ?

Slack, Microsoft 365, un CRM, un outil de facturation, un outil de gestion de projet, peut-être un truc pour les signatures électroniques, un autre pour la comptabilité… Chaque outil coûte « seulement » 15, 30, 50 euros par mois. Multipliez par le nombre d’utilisateurs. Multipliez par 12. Ajoutez ceux que vous avez oubliés — selon plusieurs études sur la gestion des abonnements SaaS en entreprise, une part non négligeable des dépenses logicielles ne sont pas centralisées dans la plupart des PME. Des abonnements qui tournent, parfois depuis des mois, sur des outils que plus personne n’utilise vraiment.

Et demain matin, rien n’empêche l’un de ces éditeurs d’augmenter ses tarifs de 40 %, de modifier ses conditions, ou de décider que votre forfait n’existe plus. Vous avez le choix : payer, ou tout migrer. Souvent, migrer est tellement complexe qu’on reste. C’est exactement l’effet recherché.

C’est ce qu’on appelle le vendor lock-in — la dépendance fournisseur. Et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles SYSwolf privilégie l’open source — sans en faire une règle absolue.

Open source : c’est quoi, concrètement ?

Un logiciel open source, c’est un logiciel dont le code est libre. Tout le monde peut l’utiliser, le modifier, le faire tourner sur ses propres machines. Aucune société ne peut vous couper l’accès, changer les conditions, ou décider demain qu’il faut payer dix fois plus.

Ce n’est pas forcément gratuit — un logiciel open source peut avoir un support payant, une version cloud facturée, une souscription pour accéder à des fonctionnalités avancées. Mais le cœur de l’outil vous appartient. Vous pouvez l’héberger vous-même, le faire évoluer, et partir à tout moment sans laisser vos données derrière vous.

La différence avec un SaaS propriétaire ? Avec le SaaS, vous louez l’outil. Avec l’open source auto-hébergé, vous en êtes propriétaire.

Ce que ça change pour une PME : trois exemples concrets

L’automatisation avec n8n, à la place de Zapier ou Make

Zapier est l’outil d’automatisation le plus connu. Pratique, rapide à prendre en main. Mais dès que le volume de tâches automatisées monte, la facture suit. Les plans Zapier démarrent autour de 49 €/mois et peuvent rapidement dépasser plusieurs centaines d’euros mensuels quand une PME commence à automatiser sérieusement ses processus.

Make (anciennement Integromat) est moins cher, mais le modèle est identique : vous payez à l’usage, les données transitent par des serveurs américains, et si l’éditeur change les règles demain, vous suivez.

n8n, lui, est open source et s’installe sur votre propre serveur — un VPS OVH ou Scaleway à 5-20 € par mois. Dans cette configuration, vos données restent sur votre infrastructure et vous n’avez pas d’abonnement à un éditeur tiers.

Une chose à savoir : n8n propose une version gratuite qui couvre très bien les premiers besoins d’automatisation. Si votre équipe interne souhaite gérer n8n elle-même avec des fonctionnalités avancées — connexion à l’annuaire Active Directory, gestion fine des utilisateurs, authentification centralisée — il existe une souscription payante pour débloquer ces options. En revanche, quand c’est SYSwolf qui gère n8n pour vous, cette souscription n’est pas nécessaire : les fonctionnalités avancées sont accessibles autrement, et vous ne payez pas pour des options dont vous n’avez pas besoin.

Pour une PME qui automatise ses relances, ses devis et ses rapports, la différence sur 3 ans peut représenter plusieurs milliers d’euros d’économies.

La supervision des serveurs avec Zabbix et Grafana, à la place des outils SaaS

Surveiller ses serveurs, c’est savoir en temps réel si quelque chose ne va pas avant que ça impacte votre activité. Il existe des outils SaaS pour ça — Datadog, New Relic, ou d’autres. Bien faits. Et facturés en conséquence : plusieurs centaines d’euros par mois dès qu’on monitore plusieurs serveurs avec un niveau de détail utile.

Zabbix et Grafana font la même chose — et bien, utilisés ensemble depuis des années dans des environnements bien plus exigeants qu’une PME. La Mairie de Lille, les grandes infrastructures télécom, les hébergeurs : tous utilisent ces outils. Open source, auto-hébergés, sans abonnement mensuel.

C’est la stack que j’utilise pour tous mes clients. Vous savez quand un serveur ralentit, quand un disque est presque plein, quand une sauvegarde a échoué. Pas le lendemain matin quand quelqu’un n’arrive plus à se connecter.

La virtualisation avec Proxmox, à la place de VMware

La virtualisation, c’est le fait de faire tourner plusieurs environnements informatiques indépendants sur un seul serveur physique. C’est ce qui permet d’isoler les usages, de cloisonner les données, et de gérer les ressources de manière efficace. La plupart des PME qui ont un serveur en interne en bénéficient sans le savoir.

Si vous avez un serveur physique dans votre entreprise, il y a de bonnes chances qu’il fasse tourner VMware — la solution de virtualisation la plus répandue dans les PME. En 2023, Broadcom a racheté VMware et a rapidement revu les conditions tarifaires à la hausse de manière significative pour beaucoup de clients.

Proxmox est l’alternative open source. Fonctionnellement équivalent pour les usages PME — gestion des machines virtuelles, des conteneurs, des sauvegardes. Maintenu par une communauté active et par une société autrichienne sérieuse.

Une précision importante : Proxmox est gratuit pour un usage standard. Au-delà de deux processeurs physiques ou si vous souhaitez accéder au support officiel et aux mises à jour stables de production, une souscription est disponible. C’est le prix d’un code bien entretenu — et une contribution légitime à un projet open source de qualité. Comparé aux licences VMware, les tarifs Proxmox restent dérisoires, même avec souscription.

C’est le choix que je recommande systématiquement aux PME qui s’équipent ou qui migrent.

Quand l’open source n’est pas la bonne réponse

Privilégier l’open source ne veut pas dire l’imposer à tout prix. Il y a des domaines où les solutions propriétaires restent objectivement meilleures — et où faire autrement serait une mauvaise décision pour le client.

L’exemple le plus concret : les firewalls. La sécurité périmétrique d’un réseau d’entreprise, c’est un sujet où je ne transige pas. Les solutions open source dans ce domaine — pfSense, OPNsense — sont intéressantes pour certains usages, mais elles atteignent rapidement leurs limites en environnement professionnel exigeant : support, mises à jour de sécurité, gestion centralisée, certifications.

Pour les firewalls, j’utilise Fortinet ou Stormshield selon le contexte. Stormshield est une solution française, qualifiée par l’ANSSI — c’est un argument concret pour les PME qui travaillent avec des données sensibles ou qui ont des contraintes réglementaires. Ce sont des solutions payantes, avec des licences. Et c’est le bon choix, parce que la sécurité de votre réseau ne se brade pas sur l’autel de la gratuité.

La règle que j’applique : open source par défaut, propriétaire quand c’est objectivement la meilleure option pour le client. Jamais l’inverse.

Le vrai risque du SaaS que personne ne mentionne dans le contrat

Quand vous signez un abonnement SaaS, vous lisez rarement les conditions générales en détail. C’est compréhensible. Mais il y a deux clauses qui méritent attention.

La première, c’est la portabilité des données. Que se passe-t-il si vous voulez partir ? Est-ce que vous pouvez exporter vos données dans un format exploitable, ou dans un format propriétaire que seul leur outil sait lire ? Le Data Act européen, applicable depuis septembre 2025, pousse les éditeurs à garantir cette portabilité. Mais dans les faits, la migration reste souvent complexe et coûteuse.

La seconde, c’est la localisation des données. Vos données clients, vos données comptables, vos données RH — où sont-elles stockées physiquement ? Beaucoup d’outils SaaS, même ceux utilisés quotidiennement par des PME françaises, hébergent leurs données sur des serveurs américains. Ce n’est pas une question technique abstraite : c’est une question de conformité RGPD et, pour certains secteurs, une vraie contrainte réglementaire.

Avec des solutions open source auto-hébergées sur un serveur OVH ou Scaleway en France : vos données ne quittent pas votre infrastructure. Pas de flou juridique. Pas de dépendance à une politique de confidentialité d’un éditeur étranger.

Ce que ça ne veut pas dire

Open source ne veut pas dire bricolage. Ne veut pas dire gratuit à 100 % — un serveur a un coût, la mise en place a un coût, et certains outils ont des souscriptions optionnelles qui valent la peine. Ne veut pas dire que vous devez tout gérer vous-même.

Ça veut dire que vous êtes propriétaire de votre outil. Que si vous changez de prestataire demain, vous emportez tout avec vous. Que personne n’augmente votre facture de 40 % en vous envoyant un email un jeudi soir.

Mon rôle est d’installer, de configurer et de maintenir ces outils pour vous. Vous utilisez le résultat. Vous ne payez pas d’abonnement à un éditeur tiers — vous payez une prestation à un interlocuteur unique, basé en France, qui connaît votre infrastructure.

La philosophie SYSwolf

Je privilégie l’open source au maximum pour mes clients. Pas par idéologie — parce que c’est dans la grande majorité des cas le meilleur choix pour leur indépendance, la maîtrise de leurs données et la prévisibilité de leurs coûts. Et quand une solution propriétaire est objectivement supérieure — comme sur la sécurité réseau — je la recommande sans hésiter, en expliquant pourquoi.

Zéro intermédiaire. Zéro frais de licence cachés là où ils ne sont pas justifiés. Vous savez ce que vous payez et pourquoi.

Si vous voulez faire le point sur vos outils actuels — ce que ça vous coûte vraiment, ce qui pourrait être simplifié ou sécurisé — c’est exactement le genre de discussion qu’on peut avoir.

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