7 h 50, une déclaration d’absence remplie sur le formulaire interne, depuis un téléphone, en deux minutes. Le chef d’équipe est en déplacement. Les deux interventions de l’après-midi reposent sur cette personne, et personne ne l’apprend avant 11 h.
L’information existe : elle est coincée entre un formulaire que personne ne relie au planning, une boîte mail et la mémoire du responsable. Redistribuer les urgences n’a rien de compliqué — le faire à temps, si.
Ce workflow fait circuler la bonne information, au bon niveau, dans la minute. Et rien de plus que ce qui doit circuler.
Ce que fait le workflow
- Un formulaire est mis à disposition des salariés : dates d’absence, service, justificatif en pièce jointe.
- Le justificatif part directement au service RH, seul destinataire : le workflow ne l’ouvre jamais.
- Il enregistre la déclaration et confirme au salarié qu’elle est prise en compte.
- Il met à jour le planning d’équipe, sans autre mention que « absent ».
- Il prévient l’équipe et le manager, avec les seules informations nécessaires.
- Il liste les tâches et rendez-vous assignés à la personne sur la période, puis propose une réaffectation selon une règle écrite : binôme habituel, astreinte, compétence requise.
- Au retour, il repropose les tâches décalées à leur titulaire.

Ce que la machine ne doit jamais dire
Un arrêt de travail est une donnée de santé : le motif ne circule pas, et le manager n’a pas à le connaître pour organiser la journée. La notification dit « absent aujourd’hui » — jamais « angine », jamais « arrêt longue durée ». L’avis, lui, se transmet à l’employeur dans les 48 heures, ce que le workflow peut rappeler sans jamais en lire le contenu. Le justificatif suit d’ailleurs un seul chemin : du formulaire au service RH, en pièce jointe d’un mail. Il n’est ni lu, ni rangé ailleurs, ni copié à qui que ce soit.
Deuxième limite : un salarié en arrêt n’est pas joignable pour arbitrer un dossier, sauf urgence réelle et après accord. Le workflow ne doit donc jamais lui renvoyer de tâche automatiquement.
Ce qui reste manuel (et le restera)
Réaffecter une tâche qui demande une compétence rare, décaler un rendez-vous client, gérer le retour du salarié et la charge accumulée. Le système propose une répartition ; c’est le chef d’équipe qui la valide, parce qu’il connaît les personnes.
Ce que ça change concrètement
Le salarié déclare en deux minutes depuis son téléphone, sans appeler personne et sans rien justifier auprès de son équipe. L’équipe est prévenue dans la minute et le planning est à jour sans intervention : les urgences du jour sont réparties avant 9 h, au lieu d’être découvertes en fin de matinée. Le motif de l’absence ne s’ébruite pas, et la personne qui revient retrouve son planning à jour sans avoir à raconter quoi que ce soit.
Vous voulez savoir ce que votre équipe doit savoir d’une absence, et ce qu’elle ne doit pas savoir ? Parlons-en.