Un collaborateur quitte l’entreprise un vendredi. Le lundi suivant, son compte email est encore actif. Trois semaines plus tard, il a toujours accès au Drive partagé, au Slack de l’équipe, peut-être aux outils de facturation. Personne n’a oublié par malveillance — c’est simplement que la date de départ enregistrée dans l’outil RH ne déclenche rien automatiquement.
C’est exactement le même problème qu’à l’arrivée d’un collaborateur — on en parlait dans cet article sur l’onboarding automatisé avec Lucca — mais avec une conséquence potentiellement plus grave : un accès oublié après départ, c’est un risque de sécurité qui peut durer des mois.
Votre logiciel RH sait quand un employé part. Le reste devrait suivre automatiquement.
Dans votre logiciel RH, la date de fin de contrat d’un collaborateur est saisie bien avant le départ effectif. Cette information existe. Le problème, c’est qu’elle reste bloquée là et ne déclenche rien automatiquement.
Le workflow n8n vérifie chaque jour les dates de départ prévues dans votre logiciel RH. Le jour J — ou la veille, selon ce qu’on préfère — il déclenche automatiquement une série d’actions sur tous les outils connectés à l’entreprise.
Vous n’utilisez pas Lucca ? Ce workflow peut être adapté à d’autres logiciels RH disposant d’une API. Contactez-moi pour savoir si votre outil est compatible.
Ce que le workflow peut révoquer automatiquement
Chaque PME n’utilise pas les mêmes outils. Le workflow est conçu pour s’adapter à ce que vous avez réellement en place — il ne fait que les actions possibles selon vos outils :
| Outil | Action automatique |
|---|---|
| Active Directory (AD) | Désactivation du compte → l’employé ne peut plus se connecter à aucun poste du réseau interne, aux serveurs, aux dossiers partagés et à tous les services intégrés à l’AD |
| Google Workspace | Suspension du compte → coupe l’email, le Drive, Meet, Calendar et tous les services connectés en SSO d’un seul coup |
| Microsoft 365 / Azure AD | Désactivation du compte → même effet en cascade sur Teams, SharePoint, OneDrive |
| Slack | Désactivation du membre via l’API |
| GitHub / GitLab | Retrait de l’organisation via l’API |
| Bitwarden (gestionnaire de mots de passe partagé) | Retrait de l’organisation, révocation des accès aux coffres partagés |
| VPN auto-hébergé (WireGuard, OpenVPN) | Suppression de la clé ou révocation du certificat via script |
| Notion, Trello, Asana, Linear | Retrait du workspace via leur API respective |
Vous n’avez probablement pas tous ces outils — et c’est normal. L’intérêt de ce workflow, c’est qu’il ne fait tourner que les étapes qui correspondent à votre situation réelle. Si vous avez uniquement l’Active Directory et Slack, c’est ces deux-là qui se coupent automatiquement. Rien de plus, rien de moins.

Ce qui reste manuel (et le restera)
Certains accès ne peuvent pas être révoqués à distance par un workflow, quelle que soit la solution technique :
- Les accès physiques — badges, codes d’entrée, clés
- Les logiciels métier sans API (certains ERP anciens, logiciels de comptabilité locaux)
- Les comptes partagés avec un mot de passe générique connu de plusieurs personnes — c’est un problème à régler en amont, pas au moment du départ
- Les équipements télécom (téléphone pro, carte SIM)
Le workflow génère automatiquement un rapport de clôture listant ce qui a été révoqué et ce qui reste à traiter manuellement. Ce rapport part par email au responsable RH et à l’informatique le jour du départ.
Ce que ça change concrètement
Les RH n’ont plus besoin de relancer l’informatique pour que les accès soient coupés à temps. L’informatique n’a plus besoin de vérifier manuellement quels outils étaient utilisés par la personne qui part. Et le risque d’un compte oublié actif pendant des semaines — voire des mois — disparaît.
C’est le même principe que pour l’onboarding : on ne remplace personne, on fait circuler automatiquement une information qui existe déjà dans votre logiciel RH mais qui, aujourd’hui, reste bloquée là.
Vous voulez savoir si vos départs de collaborateurs laissent des accès ouverts ? Parlons-en.