Une annonce d’assistant ADV est publiée un mardi. Le dimanche soir, il y a déjà dix-sept candidatures dans la boîte. Le lundi matin, personne n’a répondu — et la meilleure des dix-sept a déjà accepté ailleurs.
Ce n’est pas un manque d’attention : répondre à dix-sept messages, ouvrir dix-sept CV, classer, se souvenir de qui a reçu quoi, cela représente une demi-journée que personne n’a. Alors le tri se fait à la main, quand il se fait. Le candidat, lui, ne voit qu’une chose : le silence.
Ce workflow accuse réception à chaque candidature, range les dossiers et prépare un tri sur des critères objectifs. Vous décidez toujours — mais vous décidez dans une liste déjà propre.
Ce que fait le workflow
- Il envoie un accusé de réception personnalisé : poste concerné, confirmation que la candidature est bien prise en charge.
- Il extrait du CV ou du formulaire les informations utiles : disponibilité, expérience, permis, logiciels cités.
- Il dépose le CV dans un dossier daté et crée une ligne dans un tableau de suivi.
- Il signale au recruteur les candidatures où un critère indispensable de l’annonce est présent.
- Il alerte le recruteur quand un dossier reste sans décision, pour qu’aucune candidature ne s’enlise.
La personne qui recrute ne part plus d’une boîte mail en désordre, mais d’un tableau trié par date et par critère.

Les critères, jamais les données sensibles
Deux garde-fous, non négociables. Le premier : la machine ne prend pas la décision. Un candidat écarté par un score, sans intervention humaine réelle, c’est précisément ce que l’article 22 du RGPD encadre — et le Code du travail interdit toute discrimination à l’embauche. Un outil qui classe aide ; un outil qui tranche vous expose.
Le second : les informations sans utilité professionnelle restent dehors. Photo, âge, situation familiale, adresse personnelle. Le tri porte sur ce qui est écrit dans l’annonce — disponibilité, expérience, compétences — et rien d’autre. Les candidatures non retenues se suppriment au bout de deux ans.
Ce qui reste manuel (et le restera)
L’entretien, la lecture d’une motivation, le pari sur quelqu’un qui n’a pas le profil exact mais l’envie. L’accusé de réception ne dit pas oui, et il ne promet rien d’autre : il dit « reçu, pris en charge ». Le refus, lui, mérite une phrase écrite par un humain.
Ce que ça change concrètement
Chaque candidat reçoit un accusé de réception dans l’heure : sa candidature est bien prise en charge, et quelqu’un la lira. Le recruteur gagne la matinée qu’il passait à faire du classement, et il la passe à parler aux trois personnes qui comptent.
Côté candidat retenu, la suite se prépare de la même façon : les accès doivent être prêts le jour de l’arrivée.
Vous voulez voir à quoi ressemblerait un tri de candidatures qui ne décide rien à votre place ? Parlons-en.